jeudi 29 juillet 2010

Max Y Jeremy, Paris IIIème

Max Y Jeremy deuxième du nom, bar à tapas basque, a ouvert ses portes à deux pas du métro République, à Paris. Quatre mois après son ouverture, j'ai eu l'opportunité de le tester avec Ermelinda. A essayer absolument !


Accueil chaleureux, avec sourire et teint bronzé ! La déco est typiquement basque, donc rouge. Véritable coup de cœur pour le lustre en bouteilles sur fond d'un gigantesque lauburu (la croix basque)... rouge forcément.

Pas de carte ici, les ardoises sont tenues au jour le jour. Il y a du choix, et du bon ! Tapas au jambon « Bellota » affiné plus de 40 mois, croquetas au jambon cuit ou cru, gaspacho, etc. Voilà qui donne envie, et puisque l'ambiance s'y prête, commençons par un petit cocktail maison ! Le barman nous propose les spécialités : un Besito del Diablo et un Mojito Royal. Respectivement, cela donne une caïpirihna et un mojito agrémentés de purée de fraise.

Voici nos cocktails servis dans des... pots à confiture ! Max aurait eu l'idée à l'origine, pour des cocktails rapides et originaux. Au passage, la purée de fraise adoucit le cocktail juste ce qu'il faut, c'est un délice. Tout à coup, j'ai hâte de goûter la suite.

Le chef Leonardo Barrio nous sert en personne ses croquetas au jambon cru. Simplicité et efficacité, le jambon a du goût mais on s'attendait à plus de croustillant pour une croquette. Ni une, ni deux, le chef nous fait l'honneur de préparer illico presto de nouvelles croquetas, cette fois au jambon cuit. En plus d'une coûte craquante au possible, leur goût s'en trouve affirmé par la cuisson du jambon. Et ce n'est que le début...



Tandis que nous savourons ses créations, Leonardo rejoint notre tablée le temps de nous faire part de son expérience et de sa vision de la cuisine. Après avoir travaillé quatre ans en Espagne auprès des plus grands chefs, il officie aujourd'hui à Paris, dans sa propre cuisine. Sa passion, son envie, c'est « une cuisine simple, où trois ingrédients font un plat, mais qui vous procure le même plaisir que d'autres plats compliqués. »

Comme pour illustrer son propos, il nous sert ses Gambas al ajillo. Trois brochettes de grosses crevettes saupoudrées de piment d'Espelette, surmontées d'une fine lamelle d'ail légèrement revenu à la poêle. Ajoutez à cela un mince filet d'huile d'olive espagnole, la meilleure forcément, et c'est tout. Le piment réchauffe le palais, suivi de très près par la fraîcheur de la crevette, le tout embaumé par l'ail qui laisse en bouche une envie d'en reprendre. On tire sur la paille de son cocktail, encore une bouchée, fraîche moiteur.


A 20 h, la salle se remplit à vitesse grand V ! Mais Leonardo ne se laisse pas débiner. Il enchaîne avec ma tapa préférée du repas, de loin : le magret de canard à la fraise saupoudré de gros sel. Il affirme : « Je cuisine jusqu'à voir des étoiles dans les yeux de mes goûteurs ! ». Je confirme, plutôt deux fois qu'une ! Avec un morceau de fraise, le magret se révèle d'une douceur infinie, on croirait déguster une mousse à peine salée. Juste avec le jus de fraise, cela donne une viande parfumée, très légère. Les friands du sucré-salé seront ravis, les autres conquis.


Le repas se poursuit avec une tortilla. Œuf, pommes de terre en petits quartiers, oignons confits pendant cinq heures. Une cuisine simple, encore et toujours. La cuisson est parfaite. On fond littéralement pour le cœur d'oignons (et non pas d'artichaut), j'ai juste eu le temps d'y goûter qu'il a disparu dans le gosier d'Ermelinda ! Amateurs d'oignons, la tortilla de Leonardo est votre plat !




Arrive le poisson. Quelque chose me dit que ce chef n'a pas fini de me surprendre. Turbot aux asperges avec sa voilette en galette de riz. Délicat, comme une demoiselle qui repose sur des petits coussins verts, on ose à peine l'effleurer de sa fourchette. Le poisson flotte un moment sur la langue, puis fond comme neige au soleil lorsqu'on croque ses petites asperges. La voilette sert surtout à la déco, mais fait partie du jeu. « Parfois, une petite touche de magie suffit à rendre un plat inoubliable ! » nous confie-t-il avec un sourire.


Enfin, il est temps de passer au dessert. Dans une grande assiette, quatre petites choses : un brownie au chocolat blanc, un autre au chocolat noir, plus un riz au lait et un tiramisù tous deux coiffés d'un cigare. Un ensemble simple, savoureux, surtout le tiramisù aux Spéculos broyés (les Italiens crieront à l'hérésie) qui se pare d'une robe de sucre sur un corps de café. Oh la belle ! La grande surprise de ce dessert reste cependant le brownie au chocolat blanc. Le chef en fait un voyage immaculé, aérien, lui conférant son arôme sans l'énormissime dose de sucre. Un must-taste !

La note se fait douce pour deux personnes : 31 € sans les cocktails, lesquels oscillent entre 8 et 10 €. Rassurez-vous, les bières du pays et les softs tournent plutôt dans les 4 €.

Nous repartons délicieusement repus, avec l'assurance d'y revenir nombreux ! Chaleureux, c'est le mot pour Max Y Jeremy !

Max Y Jeremy
6, rue Charles François Dupuis
75003 Paris
Tel : 01.42.78.00.68

mercredi 28 juillet 2010

Restaurant Le Patio Opéra, n'y allez pas ! (Paris)

Une adresse incontournable pour ceux qui ont trois heures à perdre et un estomac en béton armé.

Le Patio Opéra est l'un des deux restaurants Patio de Paris. On le trouve, comme son nom l'indique, près de l'Opéra Garnier, mais inutile de vous en rappeler. Alors que la déco du restaurant et de la « cantina » s'avérait prometteuse, le patio s'avère plutôt pauvre : quelques plantes vertes, un sol en lattes de bois, de grands parasols ouverts (il est 19h30, cherchez l'erreur). Pas de musique, pas d'éclairage.

Passons sur la carte écrite en italien et en corse, le service limite poli et les chaises trempées. Il aura fallu trois heures pour nous servir un entrée-plat-dessert, donc prévoyez votre soirée !

La salade de poulpe ne ressemble à rien, visuellement comme gustativement.
Quant à la tomate-mozzarella, rien à dire, sinon qu'il est facile de couper une tomate en huit et de l'encercler de mozzarella.

Pas de couteau. Les plats sont massacrés à l'avance, on a dû croire que point trop n'en fallait. Ah non, c'était un oubli. Heureusement que nous étions annoncés...

En plats : une pièce de bœuf de qualité médiocre, et un cochon de lait rôti au miel, où il fallait chercher le miel dans le gras.

Il fait nuit à présent, et toujours pas d'éclairage ("voyez" vous-même)
Les glaces se mangent dans une ambiance froide. Trop sucrées, elles restent sur l'estomac.

L'addition : 40 € sans les boissons. Ça fait cher la mal-bouffe. Finalement, le restaurant Patio Opéra, c'est comme une rupture, mais avec la restauration. Ça fait mal sur le coup, mais on en rit en y repensant. On en rit jaune.

jeudi 15 juillet 2010

Le petit déjeuner façon Bread & Roses

J'ai eu la chance de faire la connaissance de Marie-Laure de Vienne, collègue sur maison.com, en savourant un petit déjeuner chez Bread & Roses, Paris VIIIème. Deux chances en une !

Bread & Roses, c'est une boulangerie bio ET gourmande, très important de le préciser. Vous y viendrez pour vous faire plaisir, et rien d'autre. Pas question d'y passer un mauvais moment, tous les produits sont bio, faits à la main et à la demande. Le patron les sélectionne au gré de ses voyages et de ses découvertes. J'en ai goûtés tellement que leur nombre m'échappe, mais je puis vous affirmer une chose : je m'en suis fait sauter les boutons de chemise !

L'enseigne ouvre à 8h, nous y sommes pour 08h25, et les viennoiseries ne sont toujours pas arrivées... Bon ça arrive, mais dommage que ce soit le jour où deux ventres sur pattes se ramènent !

Ce petit désagrément passé (il est 08h50 tout de même), nous goûtons enfin aux petits pains... Le pain aux raisins est excellent, bio et artisanal. Les amateurs de tartines se jetteront sur le pain anglais, et plus jamais ne diront « c'est pas la taille qui compte » ! Des tranches d'un excellent pain aux céréales grandes comme ça, recouvertes de beurre d'Echiré et de confiture... Et je ne vous ai pas encore parlé de la brioche, grande comme ça aussi !

Petit bémol pour le chausson aux pommes, il m'a fallu trois bouchées pour arriver à la compote, excellente néanmoins.

Nous finissons notre repas avec un somptueux, le mot est justement pesé, macaron framboises-ciboulette. Les framboises aussi sont grandes comme ça ! Le macaron lui-même avait la largeur d'une disquette !

En bref, je conseille Bread & Roses pour sa qualité et sa profusion. J'ai enfin trouvé le temple de la gourmandise, et j'espère qu'il vivra pour toujours ! Dès que j'ai 6 € à mettre dans un macaron, ou 7 € dans un chocolat.

Retrouvez sur maison.com la critique du Bread & Roses par Marie-Laure de Vienne, plus exhaustive que la mienne !


Bread & Roses
25 rue Boissy d’Anglas
75008 Paris
Tél : 01.47.42.40.00
Ouvert du lundi au samedi

vendredi 18 juin 2010

Chez Nelly, Paris XVIème

A l'heure du déjeuner, une de mes collègues, Ermelinda, m'a proposé un petit restaurant thaïlandais dans le XVIème. En grand amateur de cuisine asiatique, j'étais impatient d'y aller !



Arrivés dans la rue La Fontanie, nous cherchons « Chez Nelly ». Gauche, droite, rien... Si ! Là, une minuscule devanture qui ne fait pas plus d'un mètre de large. L'entrée ne paie pas de mine, et pourtant...

Une fois à l'intérieur, tout change. Le sourire de Nelly (est-ce son vrai nom ?), le service propre et discret de son mari, les drôles de luminaires en tissu qui pendent dans les 10 m² de la salle. L'ensemble est charmant ! Mais la place manque, et nous patientons dix minutes afin d'avoir une table.

Coup de cœur pour l'affiche : « Toi demander crédit. Moi pas donner crédit. Toi fâché... Moi donner crédit. Toi pas payer. Moi fâché... Moi préfère toi fâché. » On rit, on aime déjà !

Je n'ai malheureusement pas goûté le plat d'Ermelinda, et ne me rappelle plus du nom. En revanche, j'ai gardé l'agréable souvenir de ma brioche à la viande, généreuse et bien garnie ! Mes yakitori (brochettes de viande avec une sauce sucrée) étaient parfaits, du bœuf sucré, quel régal ! Et mes raviolis vapeur à la crevette, avec la petite sauce maison qui adoucit l'ensemble... Un repas tout en velours de vapeur, dans la plus grande simplicité, avec un plaisir authentique.

La cuisine est faite maison, et on peut apprécier les bières chinoises, japonaises, thaïlandaises... Pour le coup, j'ai plutôt opté pour le jus de litchee, bien frais ! Ne manquait plus que la musique traditionnelle dans des hauts-parleurs bousillés, le savoureux cliché aurait été parfait. Quoique non, la salle est trop petite pour cela, mais je suis sûr que les plats ont le même goût à emporter !

Pensez à réserver !

Chez Nelly
39 Rue La Fontaine
75016 Paris
Tel : 01.40.50.66.23

dimanche 13 juin 2010

Pizzeria Durestal, Durtal

En visite au château de Durtal ce week-end pour le tournage d'un clip (Ze Star, du groupe Ash Alvez), il fallut bien sustenter l'équipe. La pizzeria Durestal nous sembla l'endroit rêvé. Un rêve qui tourna au cauchemar...

Huit gaillards avec la faim au ventre, ça promet une belle addition. Le patron a surtout vu 8 empêcheurs de regarder le match France - Uruguay. Mais bon, il faut bien vivre alors le voilà qui s'amène : "On ne sert qu'à manger, et j'vous préviens, ça risque de prendre du temps parce qu'on a beaucoup de monde." Un regard alentour, le restaurant est vide... "Beaucoup de commandes à livrer, avec la Coupe du Monde, vous voyez... Mais y'a un autre restaurant plus loin là-bas si vous voulez manger vite !"

Encore un peu et il nous insultait. Nous avons passé commande, restant polis malgré tout. Le devoir appelant, et l'attente se faisant longue (15 min dans un restaurant vide, et pas un seul coursier pour livrer les "commandes"), nous avons décidé de prendre à emporter pour rejoindre au plus tôt le château.

"Eh Michel, c'est que maintenant qu'ils me disent que c'est à emporter ! Non mais vous vous moquez de moi ?" J'admets que l'affront fut considérable, d'autant plus que nos pizzas n'étaient pas encore prêtes. Alors qu'il avait sorti les assiettes et tout...

Tout ce ramdam pour finalement déguster des pizzas trop cuites, trop huileuses, trop sans goût. On aurait dû manger les cartons d'emballage, ils auraient sûrement été meilleurs. Adresse et patron à éviter absolument.

Par contre, le château de Durtal est absolument splendide !

Brasserie Cristal, Paris VIIIème

Envie d'une bonne salade ? La brasserie Le Cristal, dans le VIIIème arrondissement de Paris, est le lieu rêvé !

Non loin du boulevard Haussmann, la devanture orange du Cristal rappelle la chaleur du sud, et pour cause, sa carte se veut dévouée au sud-ouest ! En ces premiers jours de chaleur, je pris soin de réserver : l'endroit est souvent plein !

Le service est net, propre, un brin nerveux mais c'est le sud qui veut cela. Et rapide ! Pour me remettre de la mésaventure du Longchamp de Carcassonne, je commande une Biquette tandis qu'une amie se fend d'une Salade du cristal.

Copieuses, c'est le premier mot qui me vient à l'esprit. Les produits sont frais, archi-frais, que demander de plus en ces jours de cuisson estivale ?

La Biquette (salade, tomates, toast de chèvre chaud, pommes sautées) me prouve qu'il est encore possible de trouver une vraie salade de chèvre sur Paris. La salade croque, les tomates sont fraîches, le chèvre fond délicatement... Vous rêvez ? Non je vous assure, ça existe encore, à la perfection !






La Salade du Cristal (salade, tomates, saumon fumé, crevettes, pommes à l'huile) se rapproche des côtes avec une spécialité poissonnière. Le plus : le saumon fumé accompagné des pommes à l'huile. Pas très régime, mais il faut savoir se faire plaisir parfois !

Surtout qu'à 9,90 € une salade pareille, ça donne envie d'y retourner !


Seul petit bémol : il y a beaucoup de monde dans peu d'espace, on s'entend difficilement.

Brasserie Cristal
27 Rue Vignon
75008 Paris
01.47.42.46.53

Le Longchamp, Carcassonne

Une petite brasserie qui semblait avoir tout pour elle : une entrée en fer forgé ravissante, la terrasse ensoleillée, des serveurs un peu "djeun's"... Fuyez devant l'illusion !

Carcassonne avec des amis, été 2009, brûlant. Le Longchamp nous offre un peu d'ombre, et, nous l'espérions, l'accueil si spécifique du sud. Accueil qui se fit désirer presque vingt minutes.

Un serveur débraillé, puant l'alcool, nous apporte du pain pour patienter. Rassis. Le pain, le serveur aussi. Qu'à cela ne tienne, je commande une salade de fruits de mer et une crème brûlée lorsqu'il revient, enfin. "On n'a plus ça en stock !"Ah... C'est embêtant de ne pas l'avoir précisé quand vous m'avez donné la carte ! Tant pis, une salade de chèvre aux amandes et une grenadine, cela suffira. Le temps que le bonhomme me raconte la raison de sa gueule de bois (je n'ai rien demandé), je constate un manque certain d'entretien de la terrasse, des tables, de la façade... Miam.

Trente minutes plus tard. Ma salade arrive. Aux noix. "Y'avait plus d'amandes alors il (le chef sûrement) a mis des noix, c'est pareil !" Et mon gredin de serveur qui repart en imitant la chèvre. Au moins, la salade est fraîche et le chèvre a un vrai goût de chèvre. Seul bon point.

Vient le moment de payer. Habituellement, je n'en parle jamais, mais au cas où... Il y a des voleurs partout ! Un ami donne donc sa carte bleue, et voit monsieur s'en retourner... avec sa carte ! Il court après, récupère sa carte, paie et nous fichons le camp. Un coin de Paris dans Carcassonne, mais pas le bon coin !

Le Longchamp
20 Place Carnot
11000 Carcassonne
04.68.25.15.22